La gnose et la conscience christique

Lorsqu’on s’intéresse au message christique, à la lignée de la Rose ou aux voies mystiques, on touche nécessairement à un sujet :  la gnose.  Mais quel est le lien entre la gnose et la conscience christique ?

La gnose ou la connaissance sacrée

La gnose vient du grec  Gnosis qui signifie connaissance.

A la différence d’une connaissance acquise de l’extérieur via un enseignant, un livre ou tout autre source d’étude et qui touche notre mental, la gnose est une connaissance intérieure qui touche notre coeur.

La gnose est la connaissance qui nous amène à RECONNAÎTRE.
La gnose passe par l’expérience, une expérience vivante à l’intérieur de nous.

Dans le mot même de « connaissance » se dissimule la véritable signification de gnose : co-naissance, une nouvelle naissance à soi. La gnose est la connaissance qui amène à la renaissance, la naissance spirituelle, à l’éveil de la conscience christique qui était au coeur des enseingments de Jesus.

De manière plus juste, je dirais même qu’il s’agit de la reconnaissance de notre nature spirituelle et de toutes les dimensions de notre Être comme étant une.

Cette connaissance devient alors un savoir – la révélation de ce que nous avons toujours su au plus profond de nous et que nous redécouvrons avec joie et soulagement en se disant à soi-même «  je le savais ! ».

La gnose : une révélation de la conscience christique en soi.

Comment acquérir la gnose  ?
Toute la nuance est justement dans ce terme : acquérir. La gnose n’est pas une connaissance que nous pouvons acquérir. Simplement parce que cette connaissance ne participe pas d’un ajout quelconque à notre nature, elle est notre nature d’être. Dès lors, il n’est pas envisageable d’apprendre quelque chose que nous sommes. Nous ne pouvons que le découvrir ou le re-découvrir. Et une fois reconnu, nous pouvons l’incarner.

La gnose est pour moi la connaissance qui rend toute chose vivante.

Elle nous amène à reconnaître et à nous incliner devant le grand mystère, celui de la naissance, de la mort, en somme de la Vie. Accepter que nous ne savons pas tout, que nous ne pouvons pas  comprendre ce que pourtant nous sentons, présentons en nous.

Nous nous ouvrons à la gnose. Nous l’invitions dans notre existence.

Aller vers la gnose, la connaissance de la Vie, est un chemin que nous choisissons seul.e.s mais nous pouvons être guidée.s et c’était le rôle des écoles des Mystères dans l’Antiquité et de la transmission des mystères. Certaines communautés dites gnostiques auraient été des écoles des Mystères.

Jésus et Marie-Madeleine connaissaient-ils la gnose ?

Il est certain que oui car c’est le coeur même de leurs enseignements.

Cependant, Jesus n’a jamais dit qu’il était gnostique. Tout comme il n’a jamais dit qu’il était chrétien puisqu’il était juif. Si nous devions apposer une étiquette à Jésus, nous pourrions dire qu’il était « christique ». Il n’oppose rien, il réunit. Il accomplit.

Le concept de « gnosticisme »  a vu le jour bien après la mort de Jésus par opposition au christianisme naissant. Une séparation sur la forme d’accession au divin plutôt que sur le fond.

La racine de cette divergence est a chercher dans la compréhension des enseignements de Jésus par les apôtres notamment entre Marie-Madeleine et Pierre.

Au coeur de « l’enseignement gnostique », il y a la conscience intérieure du chemin d’accomplissement de l’Être que l’humanité doit réaliser à titre individuel et collectif . Il y a la foi dans le chemin de l’humanité et l’Amour au centre de tout.   Mais c’est aussi ce que nous pouvons retrouver au coeur de l’Eglise si nous savons où regarder.

La nuance se trouve dans le moyen de réaliser l’accomplissement de nos Êtres. Pour les uns, cela passe par une connexion intérieure directe au divin et pour les autres par la guidance extérieure via une institution religieuse.

Les deux types de connaissances, extérieures et intérieures, se complètent mais se s’opposent pas. Rien ne s’oppose de toute façon. Tout fusionne. Qu’est-ce que l’extérieur si ce n’est l’intérieur d’un contenant plus vaste ?

La connaissance extérieure enrichie notre cerveau gauche relié à l’hémisphère droit du cerveau (polarité masculine) mais la connaissance intérieure fortifie notre cerveau droit en lien avec notre hémisphère gauche (polarité féminine).  L’harmonie est dans l’union des deux et nous avons besoin des deux.

Les voies sont multiples mais le chemin est un.

La gnose se dévoile par plusieurs langages. Il appartient à chacun.e de trouver celui qui résonne en lui/elle et lui fait vivre l’expérience du divin et, ainsi, reconnaître sa véritable nature : son essence christique.

Elle est comme le courant d’une rivière souterraine. Elle coule partout. Tout le temps. Son langage est l’Amour et l’Amour est de tout instant.

Pour en savoir plus sur la gnose et le gnosticisme, vous pouvez consulter l’article en cliquant ici.

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